Incapable de jouer des coudes au Canada

Une chronique récente de Sophie Cousineau de La Presse relate la vente à des intérêts étrangers des grandes multinationales canadiennes lors de la dernière décennie.

On pourrait penser que c’est une tendance normale des pays occidentaux qui perdent le contrôle face à l’Asie mais c’est tout le contraire. Les Européens ont été plus gourmands, toutes proportions gardées, que les Chinois lors des dernières années.

Parallèlement à la vente de nos entreprises, on assiste à une montée du protectionnisme américain, notamment avec la mise en place de nouvelles législations dont le Buy American Act.

Dans l’industrie forestière, à l’heure où les scieries canadiennes et québécoises sont au pied du mur, les États-Unis ont créé un programme de crédit de taxes générant des milliards en bénéfices pour leur industrie.

Les conditions de marché sont de plus en plus difficiles et on semble laisser aller notre économie. Est-ce un manque de législation ou une culture canadienne trop molle en affaires qui nous heurte ? Il faut se poser la question, et vite pour réagir avant qu’on manque le bateau.

Et pourquoi on ne profiterait pas de cette situation pour mieux se repositionner pour les prochaines années. Investir dans nos noyaux d’entreprises technologiques et se réapproprier des ressources qui vont bien grandir.  S’orienter ressources et idées, ce sont les deux seuls piliers de notre futur, à mon avis.

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