Bixi et les casques

À Copenhague, il est illégal de bloquer la voie cyclisteLe système de vélos en libre service installé récemment par la ville de Montréal suscite beaucoup d’intérêt par les citoyens. Plusieurs d’entre-nous n’utilisaient pas la bicyclette pour se déplacer au travail et le font maintenant. Si l’objectif était d’augmenter le nombre de cyclistes à Montréal, c’est un succès. Le problème que plusieurs utilisateurs et observateurs pointe demeure celui de la sécurité.

Comme le système Bixi incite les déplacements courts et fréquents, le port du casque est contre-intuitif. Si je prends  un Bixi le matin pour aller travailler, par exemple, et je reviens en métro pour une raison quelconque, mon casque devrait être au bureau et moi, chez moi. Le matin suivant, je cherche à reprendre un bixi mais je n’ai plus de casque.

Plusieurs pointent donc le système bixi en disant qu’ils sont responsables du problème. Je ne crois pas. Je crois plutôt que l’augmentation du nombre de vélos sur les pistes à Montréal démontre qu’on a un sérieux problème de pistes cyclables.

On pourrait se casser le bicycle à développer un casque gonflable fait d’un membrane assez rigide qui peut être glissé dans une mallette. Par contre, regardons les vraies villes cyclistes telles que Copenhague, Amsterdam et Tokyo, et on ne voit personne porter de casque. On voit des pistes cyclables privilégiées. À Copenhague, c’est illégal de bloquer la piste cyclable
. À quand des lois du genre à Montréal ?