Les Pages Jaunes et le papier

Hier, j’écrivais le billet suivant discutant des modèles de revenus défaillants des médias, et je mentionnais rapidement que les revenus publicitaires du Groupe Pages Jaunes viennent en grande partie de la distribution des annuaires version papier.

Et bien, ce matin on peut lire dans La Presse qu’un montréalais vient tout juste de créer un groupe Facebook pour mettre fin à la distribution de l’annuaire des Pages Jaunes.

En visionnant le groupe Facebook, j’ai tout même appris que le Groupe Pages Jaunes a mis à disposition des clients frustrés une page web où l’on peut se désabonner de la distribution physique de l’annuaire (moyennant de donner email et numéro de téléphone).

Notre voisin

PlaceViger_1900

PlaceViger_1900Notre bureau chez Sparko fait face à une immense et magnifique bâtisse que personne, de ma génération du moins, connait vraiment, la gare-hôtel Viger ou Place Viger.

Ce bâtiment conçu par le même architecte que le Château Frontenac est complètement oublié par Montréal. Construit il a plus d’un siècle par Canadian Pacific Hotels, une division de CP Railways, il a fermé durant la dépression en 1935 alors que le centre financier était concentré du côté nord-ouest de Montréal. Il fait maintenant face à une autoroute, a perdu le parc qui y faisait face.

Occupé jusqu’en 1950 par le gouvernement du Canada, la Ville de Montréal en a fait des bureaux administratifs de 1950 à 2005. En 2005, ce bâtiment a été vendu à un consortium composé de trois entreprises: Homburg, Entreprises Télémédia Inc., et SNS Property Finance Inc.

Il y un potentiel immense pour ce site pour pour ce bâtiment. Le tourisme de la ville Québec est stimulé par la présence du Château Frontenac. Pourquoi on ne fait par un Château Frontenac du projet Viger. J’espère que les opérateurs du projet, Viger DMC International Inc., vont activer le dossier un peu. Cela fait près de 5 ans qui ne se passe rien. Les dernières nouvelles sur leur site remonte à juin 2008!

Bixi et les casques

À Copenhague, il est illégal de bloquer la voie cyclisteLe système de vélos en libre service installé récemment par la ville de Montréal suscite beaucoup d’intérêt par les citoyens. Plusieurs d’entre-nous n’utilisaient pas la bicyclette pour se déplacer au travail et le font maintenant. Si l’objectif était d’augmenter le nombre de cyclistes à Montréal, c’est un succès. Le problème que plusieurs utilisateurs et observateurs pointe demeure celui de la sécurité.

Comme le système Bixi incite les déplacements courts et fréquents, le port du casque est contre-intuitif. Si je prends  un Bixi le matin pour aller travailler, par exemple, et je reviens en métro pour une raison quelconque, mon casque devrait être au bureau et moi, chez moi. Le matin suivant, je cherche à reprendre un bixi mais je n’ai plus de casque.

Plusieurs pointent donc le système bixi en disant qu’ils sont responsables du problème. Je ne crois pas. Je crois plutôt que l’augmentation du nombre de vélos sur les pistes à Montréal démontre qu’on a un sérieux problème de pistes cyclables.

On pourrait se casser le bicycle à développer un casque gonflable fait d’un membrane assez rigide qui peut être glissé dans une mallette. Par contre, regardons les vraies villes cyclistes telles que Copenhague, Amsterdam et Tokyo, et on ne voit personne porter de casque. On voit des pistes cyclables privilégiées. À Copenhague, c’est illégal de bloquer la piste cyclable
. À quand des lois du genre à Montréal ?